Dates de récolte Maïs fourrage 2025 : des premiers chantiers d’ensilage à la mi-août

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ARVALIS et ses partenaires proposent une première cartographie des dates prévisionnelles de récolte du maïs fourrage au 17 juillet 2025.
Dans le contexte d’une année à floraison précoce et avec un stress hydrique déjà présent sur plusieurs régions françaises ; ces données permettent aux éleveurs, aux CUMA et aux entreprises de travaux agricoles d’anticiper au mieux les dates de récolte pour éviter des ensilages à des taux de matière sèche trop élevés. Une mise à jour de ces prévisions est prévue début août.

Premières estimations des dates de récolte
La carte permet de présenter une estimation de la date de récolte par modélisation de la maturité des maïs fourrage correspondant à l’atteinte du stade de 32% de matière sèche plante entière. En effet, c’est le stade qu’il est recommandé de cibler pour démarrer ses chantiers d’ensilage et s’assurer de récolter l’ensemble de ses parcelles en optimisant à la fois le rendement plante entière et la qualité de l’ensilage. Les premiers chantiers de récolte pourraient intervenir autour de la mi-août dans les Pays de la Loire, le Poitou-Charentes, le Limousin, en Rhône-Alpes et à l’est du Bassin Parisien/Champagne-Ardenne.
La lecture de ces prévisions ne peut représenter l’ensemble des situations agronomiques, notamment pour les parcelles semées plus tardivement. L’observation des plantes, épis/grains sera importante à réaliser une fois le stade limite d’avortement des grains (SLAG) passé. Celui-ci intervient 15 à 20 jours après la floraison femelle.

Méthodologie : comprendre comment est construite la carte

Pour chaque département comportant plus de 1 000 ha de surfaces de maïs fourrage en 2025 (source Agreste), les experts d’ARVALIS ont défini différents cas types. Un cas type correspond à une station météo, un groupe de précocité représentatif de la zone et une date de semis médiane adaptée au contexte de l’année 2025. Ces 199 cas types sont identifiés sur la carte par un •.
Ces cas types ont été associés aux données météorologiques de l’année en cours, jusqu’au 17 juillet, et à sept jours de météo prévisionnelle, puis aux données historiques fréquentielles médianes, sur les 15 dernières années, pour les semaines à venir. Pour chaque point (•), le résultat est une date précise à laquelle le stade optimal de récolte, de 32% de matière sèche plante entière, sera atteint. L’interpolation des données météo permet ensuite de produire cette carte.

Un début de cycle chaud et des floraisons en avance

Depuis début mai, les cumuls de températures enregistrés sont excédentaires par rapport à la normale sur l’ensemble du territoire hexagonal. Cet excédent peut aller de +80°Cj (dans l’est de la France) à +155°Cj (en région Centre). Après les pics de chaleur de fin juin et début juillet (températures qui ont dépassé les 35°C sur de nombreuses régions), l’évapotranspiration (ETP) est plus proche des normales ces derniers jours. Cependant si l’on évalue le bilan P (pluie) – ETP présenté dans la carte ci-dessous, cela met en évidence un déficit hydrique marqué sur plusieurs régions (zone allant du Nord Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire et région Centre).