MONDE : Récolte brésilienne revue en hausse
Du 10/07 au 17/07, le cours de l’échéance décembre à Chicago a gagné 3 $/t pour se situer à 184,5 $/t, approchant d’une résistance établie fin mai. Le contexte géopolitique tendu et les alertes météos continuent de soutenir les prix à Chicago.
Dans son rapport de juillet, par rapport à juin et pour la campagne 2026/27, l’IGC a revu la production mondiale en baisse de 4 Mt (1306 Mt), principalement du fait de l’UE. La consommation mondiale est revue en baisse de 2 Mt (1323 Mt), et les stocks mondiaux sont revus en baisse 5 Mt (293 Mt,) confirmant une tension croissante sur le bilan mondial.
Dans ce contexte, les conditions de culture dans la Corn Belt sont d’autant plus scrutées. Au 12/07, 34% des maïs étaient en floraison contre 30% à cette date en moyenne. 68% des maïs étaient en conditions « bonnes à très bonnes », une hausse de 1 point sur la semaine. Le temps reste toutefois sec et chaud, avec des pointes attendues proches des 40°C, sur l’Ouest de la Corn Belt.
La semaine passée aux Etats-Unis, les contractualisations à l’export pour la campagne en cours et celle à venir ont atteint 626 Kt, sous les attentes des opérateurs. Les producteurs d’éthanol suivent le rebond du prix du baril, déterminant pour leurs marges, lié à la reprise du conflit avec l’Iran. Celui-ci s’établit à plus de 80 $, en hausse d’environ 10 $ sur la semaine.
Au Brésil, la CONAB a revu en hausse la production locale de 1,3 Mt par rapport au mois dernier et l’a portée à 141,7 Mt, au-delà du record de la campagne précédente (141,2 Mt). La récolte brésilienne de maïs safrinha a toutefois pris un peu de retard, ce qui ralentit également le programme d’export. Au 12/07, 39% des maïs safrinha étaient récoltés contre 47% à cette date en moyenne.
EUROPE : Tensions croissantes en Mer Noire
Les tensions sont croissantes en Mer Noire. La navigation en Mer d’Azov reste à l’arrêt tandis que la Russie riposte en attaquant lourdement le port d’Odessa ce qui a touché des navires transportant des céréales de même que des infrastructures portuaires. Ces attaques perturbent le début de la campagne d’exportations de blé de la Russie et de l’Ukraine mais également les chargements de maïs ukrainien sur la fin de campagne alors que les stocks de reports sont conséquents. Avec le retard du programme d’exportations brésilien, cela laisse les Etats-Unis en bonne position pour satisfaire les besoins d’importations de maïs de l’UE dans les prochaines semaines.
La météo adverse de l’été, outre les dommages aux cultures, pénalise les niveaux d’eau de certaines grandes voies fluviales dont le Danube. Cela perturbe la logistique des pays en amont qui en dépendent, principalement la Hongrie et la Serbie.
France : Révision en baisse des stocks
Selon CéréObs, au 13/07, 66% des maïs étaient en floraison contre 41% à cette date en moyenne. 41% des maïs étaient en conditions « bonnes à très bonnes », en baisse de 6 points sur la semaine et au plus bas historique depuis le début de cette mesure.
Dans son bilan de juillet, par rapport à juin et pour 2025/26, FranceAgriMer revoit la collecte en légère baisse et les exportations vers l’UE en légère hausse. En conséquence, les stocks sont revus en baisse de 108 Kt, à 2,4 Mt. Un niveau qui reste confortable et qui sera utile pour affronter la campagne 2026/27.
L’échéance novembre 2026, en nouvelle récolte, a gagné 8,25 €/t la semaine passée pour se situer à 247 €/t au 17/07. Les prix physiques se situaient selon les régions entre 230 et 250 €/t pour la récolte 2025.