MONDE : Guerre au Moyen-Orient
Du 20/02 au 27/02, le cours de l’échéance mai à Chicago a gagné 4 $/t pour se situer à 177 $/t. La semaine a été marquée par des rachats de la part des fonds non-commerciaux du fait d’une demande toujours dynamique pour le maïs américain et de l’anticipation des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La hausse des prix du pétrole est un soutien pour les céréales mais la volatilité restera de mise le temps du conflit. La nouvelle guerre entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran fait réagir fortement les marchés énergétiques et le marché des engrais. En effet, l’Iran cible les infrastructures gazières et pétrolières de la région et a fermé le détroit d’Ormuz à la navigation. Ce détroit voit habituellement transiter 20% des exportations mondiales de pétrole et de GNL mais également près d’un quart des exportations d’ammoniac, un tiers de l’urée et près de 20% des exportations d’engrais starter (18-46 & 12-52). Ces hausses de prix devraient, comme lors des 12 jours de guerre de juin 2025, perdurer le temps du conflit. L’Iran est par ailleurs le 5e importateur mondial de maïs – et le 1er client du maïs brésilien – mais la perturbation des échanges devrait rester limitée. En effet, la campagne d’exportation brésilienne était en passe de se terminer et, au 1er février, l’Iran a d’ores et déjà importé 7,9 Mt de maïs brésilien et au moins 700 Kt de maïs russe sur les 10 Mt d’importations prévues pour 2025/2026. La semaine passée, les contractualisations à l’export ont atteint 687 Kt aux Etats- Unis, sous les attentes des opérateurs. Les chargements hebdomadaires restaient robustes avec 1,9 Mt. Les producteurs d’éthanol surveillent la hausse de prix du baril de pétrole et attendent, d’ici la fin du mois, la publication des nouveaux mandats d’incorporation par l’EPA. Au Brésil, les semis ont rattrapé leur léger retard. Au 28/02, 65% des maïs safrinha étaient semés contre 57% en moyenne à cette date. Des pluies importantes sont attendues sur le Mato Grosso cette semaine. En Argentine, la récolte des semis précoces avance avec 4% des maïs récoltés au 25/02. A cette date, 74% des semis tardifs étaient en floraison. Ces semis ont bénéficier des pluies récentes mais le sec fait déjà son retour sur l’Est.
EUROPE : Accélération des importations de maïs de l’UE
Avec la fin de la campagne d’exportations brésiliennes et une logistique plus fluide en février, le maïs ukrainien se fait plus présent sur le marché européen, notamment en Espagne et aux Pays-Bas. L’UE a ainsi importé 490 Kt de maïs la semaine passée contre 330 Kt en moyenne depuis le début de la campagne. Au 23/02, 11,5 Mt ont été importées contre 13,3 Mt en moyenne à cette date. La guerre au Moyen-Orient a mis les tensions géopolitiques sur le devant de la scène. Dans ce contexte, le dollar joue le rôle de valeur refuge et se renforce au détriment de l’euro. Cette pression sur l’euro soutient le prix des céréales européennes.
FRANCE : Hausse des prix
Le blé et le maïs sur Euronext réagissent à la hausse du fait des tensions géopolitiques et de la hausse des prix du pétrole. La semaine passée, l’échéance juin 2026 pour le maïs a gagné 5 €/t et s’est située à 197,25 €/t. Les prix physiques progressaient également pour se situer selon les régions entre 160 et 190 €/t. La demande reste limitée pour la récolte 2025. Les fabricants d’aliments et les amidonniers du Benelux s’approvisionnent en maïs français origine Nord-Est.