MONDE : Vers une baisse des surfaces aux USA en 2026
Du 13/02 au 20/02, le cours de l’échéance mars à Chicago a perdu 1 $/t pour se situer à 169 $/t. La semaine, écourtée par le President Day, a été marquée par une décision de la Cour Suprême américaine sur l’illégalité d’une partie des droits de douane imposés par D.Trump et par la publication par l’USDA de ses premières perspectives de surfaces pour 2026 aux Etats-Unis. En maïs, l’USDA attend des surfaces de 34,8 Mha, en baisse de 2,1 Mha par rapport à 2025, essentiellement au profit du soja. Malgré cette baisse des surfaces de 5%, elles restent supérieures de 500 Kha à la moyenne des 5 dernières années, ce qui n’a pas permis aux prix à Chicago de rebondir. Les prochaines annonces de l’USDA et le déroulé des semis ce printemps seront l’occasion d’une volatilité saisonnière traditionnelle pour les cours du maïs. La volatilité risque également de faire son retour en force sur le volet douanier. Après la récente décision de la Cour Suprême invalidant en partie ses droits de douane, D.Trump peut encore imposer jusqu’à 15% de droits de douane supplémentaires pendant 150 jours et dispose toujours d’outils pour imposer des droits de douane sectoriels. Ses décisions, parfois erratiques, pourront, comme au printemps 2025, provoquer des embardées sur les marchés. La relation commerciale avec la Chine reste à suivre en priorité sur le plan agricole. La semaine passée, les contractualisations à l’export ont atteint 1,47 Mt aux Etats-Unis, dans les attentes des opérateurs. Ces derniers surveillent par ailleurs l’évolution du cours du pétrole. Le baril se renchérit du fait du regain de tensions entre les Etats-Unis et l’Iran. Une escalade pourrait également affecter fortement le marché de l’urée, dont l’Iran est un grand producteur, et du maïs, que l’Iran importe massivement du Brésil. Au Brésil, au 14/02, 32% des maïs safrinha étaient semés contre 39% en moyenne à cette date. Les pluies se maintiennent sur le Centre-Ouest tandis qu’un temps plus sec est prévu sur le Centre-Sud. En Argentine, les récentes pluies soulagent les semis tardifs. Au 19/02, 51% des maïs sont en conditions « bonnes à excellentes », en hausse de 9 points sur une semaine. Les travailleurs portuaires sont en grève, ce qui perturbe les exports.
EUROPE : Hausse des exportations ukrainiennes
Après un démarrage poussif de la campagne, les exportations ukrainiennes augmentent sur la première quinzaine de février (1,7 Mt). La réduction de la demande turque en maïs, l’un des principaux acheteurs du maïs ukrainien, qui vient d’interdire l’exportation de viande de volaille, est à suivre. Les dégâts sur les céréales à paille, liés à la récente vague de froid en Mer Noire, semblent localisés. Les décisions de D.Trump en matière de droits de douane seront à suivre en Europe. Le Parlement Européen a stoppé son examen des concessions commerciales accordées en juillet dernier aux Etats-Unis et d’éventuels troubles commerciaux pourraient accentuer la force de l’euro.
FRANCE : Légère hausse des prix
Les prix du blé ont réagi positivement aux alertes météo et géopolitiques et ont entraîné avec eux les prix du maïs. La semaine passée, l’échéance mars 2026 d’Euronext a gagné 1,25 €/t et s’est située à 191,75 €/t. Les prix physiques progressaient légèrement et restaient situer, selon les régions entre 160 et 185 €/t. La demande fait son retour sur le marché du Rhin et une activité portuaire pour de petits volumes reste observée.