MONDE : Stocks américains revus en baisse
Du 06/02 au 13/02, le cours de l’échéance mars à Chicago est resté relativement stable à 170 $/t. Malgré un rapport de l’USDA plutôt positif pour le maïs la résistance des 4,3 $/boisseau est tenace, les opérateurs faisant preuves de prudence en amont d’une semaine écourtée par le President Day et qui sera marquée le 19/02 par les premières estimations de surfaces 2026 de l’USDA. Celles-ci devraient s’afficher en baisse pour le maïs par rapport à 2025 du fait d’un rééquilibrage du ratio de prix soja/maïs et de ratio de prix engrais/maïs très dégradés. L’ampleur de cette baisse reste cependant incertaine du fait des fortes inconnues entourant les exportations américaines de soja vers la Chine. Dans son rapport de février, par rapport à janvier et pour la campagne en cours, l’USDA a revu les exportations américaines en hausse de 2,5 Mt (83,8 Mt). Ce chiffre est répercuté sur les stocks qui baissent d’autant (54 Mt). La semaine passée, les contractualisations à l’export ont atteint 2,1 Mt aux Etats- Unis, au-delà des attentes des opérateurs. Début février, les ventes à l’export atteignent déjà 61 Mt compte tenu de la dynamique record des derniers mois. Les chargements à l’export ont repris leur rythme habituel après avoir été perturbés par une vague de froid. De même, la production américaine d’éthanol est repassée au-delà du million de barils/jour grâce à cette météo plus clémente. Au niveau mondial, par rapport au mois dernier, l’USDA laisse la production relativement stable (1296 Mt), la consommation est revue en hausse de 1,5 Mt (1301 Mt) et les stocks sont revus en baisse de 1,9 Mt (289 Mt), sous les attentes des opérateurs. Au Brésil, la CONAB a publié sa 1ère estimation de surfaces de maïs safrinha. Celles-ci sont estimées en hausse de 464 Kha sur un an (+2,7 %), une hausse moins importante qu’attendue il y a quelques mois compte tenu notamment du renchérissement des engrais. En Argentine, 41% des semis tardifs sont en floraison au 11/02 et 43% des maïs sont en conditions « bonnes à excellentes », une baisse de 1 point sur une semaine. Les récentes pluies sur l’Est du pays devraient soulager temporairement le déficit hydrique ; le sec fait son retour cette semaine.
EUROPE : Surfaces ukrainiennes attendues en hausse
Selon APK-inform, les surfaces de maïs ukrainiennes pourraient atteindre 4,7 Mha en 2026, contre 4,4 Mha en 2025, du fait des difficultés de semis de céréales à paille cet automne. Du fait de la récolte tardive et des surfaces restant à récoltées à cette date, l’USDA a revu en baisse le potentiel d’exportation ukrainien de 1 Mt (22 Mt). Stratégie Grains, par rapport à janvier et pour la campagne en cours, revoit la production de maïs de l’UE en baisse de 300 Kt (56,1 Mt). Les importations sont revues en baisse de 300 Kt – du fait du retard du programme d’export ukrainien et sont estimées à 19,7 Mt, proche de la nouvelle estimation de l’USDA à 19,5 Mt – en baisse de 0,5 Mt.
FRANCE : Stocks revus en hausse
Le blé reste sous pression de la concurrence internationale et entraîne avec lui le maïs. La semaine passée, l’échéance mars 2026 d’Euronext a perdu 0,5 €/t et se situe désormais à 189,5 €/t, sous le seuil des 190 €/t. La demande en portuaire est présente pour de petits volumes à destination de la FAB européenne. Dans son bilan de février, par rapport au mois dernier, FranceAgriMer affiche des stocks de maïs pour 2025/2026 à 2,2 Mt ; en légère hausse (33 Kt) du fait d’une révision en hausse de la production de maïs 2025 par Agreste.