MONDE : Temps chaud et sec en Argentine
Du 23/01 au 30/01, le cours de l’échéance mars à Chicago a perdu 1 $/t pour se situer à 169 $/t après avoir échoué à se stabiliser au-delà de la résistance des 4,3 $/boisseau (169 $/t). La semaine passée, les contractualisations à l’export ont atteint 1,6 Mt aux Etats- Unis, dans les attentes des opérateurs. Le retour d’une vague de froid sur l’Est des Etats-Unis maintient le risque de perturbations logistiques bien que les inspections à l’export soient restées solides lors du précédent épisode de froid. La vague de froid de la semaine passée n’a par ailleurs pas perturbé la production d’éthanol comme certains opérateurs pouvaient le craindre. Ceux-ci se montrent en revanche déçus du nouveau report législatif concernant l’autorisation nationale d’usage de l’E-15 en été. Le secteur surveille également la remontée des cours du baril de pétrole qui a dépassé les 60 $ sur fond de fortes tensions entre l’Iran et les Etats-Unis. Au Brésil, la récolte de soja et les semis de maïs safrinha accélèrent dans le Centre-Ouest. D’importantes pluies sont toutefois attendues cette semaine. Le rapport de la CONAB de février devrait donner une première estimation de terrain des surfaces de maïs safrinha, attendues en hausse. Les exportateurs brésiliens restent à la peine pour attirer la nouvelle récolte face à une forte demande domestique tirée par l’industrie de l’éthanol. En Argentine, le chaud et le sec restent de rigueur sur l’Est de la zone de production alors que les semis tardifs débutent leur floraison. 46% des maïs sont en conditions « bonnes à excellentes » contre 52% la semaine passée. Cette situation conduit certains opérateurs locaux à revoir en baisse leur projection d’un record de production.
EUROPE : Hausse des stocks européens
Dans son bilan de février, par rapport à janvier, la Commission Européenne a revu la production de maïs de l’UE en hausse de 343 Kt (58,2 Mt) pour 2025/2026. Les importations sont laissées inchangées (18,8 Mt) et la demande est revue en baisse de 1,5 Mt pour la FAB, du fait de la concurrence du blé, et de 1,4 Mt pour les exportations, du fait notamment des mauvaises récoltes dans le bassin du Danube. La région est ainsi passée de 40 Mt de production à environ 15 Mt ces dernières années. Les stocks sont revus en hausse de 3,3 Mt (17 Mt). Le taux de change euro/dollar s’est stabilisé à un niveau élevé après la nomination par D.Trump du prochain président de la Fed américaine en la
personne de Kevin Warsh. Celui-ci semble enclin à baisser les taux américains, une demande de longue date de D.Trump. En Ukraine, les bombardements sur les infrastructures logistiques et énergétiques se poursuivent malgré des négociations diplomatiques régulières à haut niveau. La vague de froid de la semaine passée ne semble pas avoir
affectée les cultures en Mer Noire mais un nouvel épisode de froid intense est prévu cette semaine. La récolte de maïs ukrainienne est à l’arrêt avec 92% des maïs récoltés au 22/01.
FRANCE : Demande italienne et espagnole
La semaine passée, l’échéance mars 2026 d’Euronext a perdu 0,5 €/t pour se situer à 193,25 €/t, réduisant ainsi l’écart avec le blé. Les prix physiques se sont également tassés et restaient compris, selon les régions, entre 160 et 185 €/t.
La demande intérieure est à la peine, notamment en alimentation animale, mais à l’export, les fabricants d’aliments espagnols et italiens demeurent demandeurs de maïs français. La demande est en revanche en baisse sur le Rhin.