MONDE : La demande pour le maïs américain reste forte
Du 26/12 au 02/01, le cours de l’échéance mars à Chicago a perdu 4 $/t pour se situer à 173 $/t. Depuis début novembre, les prix oscillent entre une résistance à 4,5 dollar/boisseau (177 $/t) et le support des 4,4 dollar/boisseau (174 $/t). Ce support est de nouveau testé en ce début d’année après une activité de marché ralentie fin décembre, malgré une demande au beau fixe. Les contractualisations à l’export ont atteint 756 Kt aux Etats-Unis, dans les
attentes des opérateurs. Ce chiffre est habituel en période de fêtes de fin d’année et a été précédé de nouveaux records à l’export mi-décembre. En soja, la Chine poursuit ses achats américains qui devrait atteindre avec un peu de retard la cible fixée en novembre par les Etats-Unis pour 2025 (7 Mt), mais les inquiétudes restent fortes alors que la nouvelle récolte brésilienne viendra bientôt faire concurrence à la graine américaine. Ainsi, après une brève embellie en novembre, le ratio de prix soja/maïs, déterminant pour les assolements 2026, se rapproche désormais des 2,3 sous le seuil permettant un rééquilibrage des surfaces de maïs en faveur du soja dans la Corn Belt. Ce risque d’un maintien de surfaces de maïs très élevées aux Etats-Unis en 2026 est renforcé par les paiements de crise promis par D.Trump, plus élevés pour le maïs (110 $/ha) que pour le soja (76 $/ha). La production d’éthanol de maïs aux Etats-Unis a augmenté pour atteindre 1,12 millions de barils/jour la semaine passée, confirmant un mois de décembre record. Le renversement de Nicolas Maduro au Venezuela par les Etats-Unis n’a pas eu d’effet notable sur le prix du pétrole. A plus long terme, la production du pays, sous égide américaine, pourrait remonter. En Argentine, au 30/12, 84% des maïs étaient semés. Les floraisons des semis précoces vont bon train dans des conditions météo correctes à ce stade. Le
président J.Milei souhaite privatiser les chemins de fer argentins pour attirer plus d’investissements. Si cela se concrétise, la logistique intérieure argentine, assurée essentiellement par camions, deviendra plus compétitive.
EUROPE : Renforcement des attaques en Mer Noire
Les attaques russes en Mer Noire se sont renforcées, malgré les négociations en cours, détruisant des infrastructures portuaires à Odessa et touchant des navires. Les infrastructures énergétiques sont également ciblées. Cela complique
fortement et renchérit la logistique maritime ukrainienne. Par ailleurs, la récolte de maïs maintient son retard avec 87% des maïs récoltés au 25/12. Cela contribue au ralentissement des importations européennes de maïs qui atteignaient 7,8 Mt contre 9,6 Mt en moyenne au 22/12. Dans son bilan de décembre, par rapport à novembre et pour la campagne en cours, la Commission Européenne a laissé inchangé sa prévision d’importations (18,8 Mt) mais a revu
en hausse la production de maïs de l’UE de 225 Kt (57,8 Mt). En ce début d’année, l’euro se maintient au-delà des 1,17 dollar, conséquence de la baisse des taux en décembre par la Fed aux Etats-Unis et d’un discours de fermeté de la BCE. Cette situation pèse sur le prix des céréales européennes.
FRANCE : Reprise d’activité sur les marchés
La semaine passée, l’échéance mars 2026 a perdu 2 €/t pour se situer à 187,75 €/t. Les prix se maintiennent dans un canal étroit et ont échoué à passer au-delà des 190 €/t dans un contexte de marché peu actif. La demande reprend progressivement après la période des Fêtes, avec un peu de retard en Espagne où l’Epiphanie est fériée. La FAB française devrait incorporer un plus de maïs dans les rations animales au 1er semestre 2026.