Lettre des Marchés N°797

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MONDE : Exportations records aux Etats-Unis

En Ukraine, au 25/09, 5% des maïs étaient récoltés. Le retard de la récolte fait temporairement monter les prix, une pression qui devrait se relâcher au fur et à mesure de son avancée. L’opérateur ferroviaire ukrainien propose d’augmenter ses prix de 37% pour la campagne en cours ce qui devrait se traduire par une hausse d’environ 4 €/t du coût de fret pour le maïs. En Russie, le gouvernement augmente les taxes à l’export sur les céréales. En maïs, celle-ci augmente de 4 €/t pour passer à environ 8 €/t, de quoi réduire la compétitivité de cette origine, en particulier sur le marché turc où elle prend des parts de marché à l’origine ukrainienne. Dans son rapport de septembre, par rapport à août, la Commission Européenne revoit en baisse la production de maïs de l’UE de 731 Kt (56,8 Mt), un chiffre proche de la dernière estimation du Cocéral (56,7 Mt) et l’un des plus mauvais des 20 dernières années. Du 19/09 au 26/09, le cours de l’échéance décembre à Chicago a perdu 0,5 $/t pour se situer à 166,5 $/t. Les cours américains sont restés sous pression cette semaine du fait de la suppression temporaire des taxes à l’export en Argentine et de prise de profit de la part des fonds non-commerciaux avant la publication le 30/09 du rapport trimestriel sur les stocks aux Etats-Unis. Au 21/09, aux Etats-Unis, 11% des maïs étaient récoltés, un chiffre similaire à la moyenne (2020-2024) à cette date. Les échos des premiers rendements sont parfois décevants, ce qui pourrait augurer d’une prochaine légère baisse du
rendement record affiché à ce stade par l’USDA (117,2 q/ha). La semaine passée aux Etats-Unis, les contractualisations à l’export ont atteint 1,9 Mt, au-delà des attentes des opérateurs. Avec 25,8 Mt contractualisées ou déjà expédiées au 18/09, les exportations américaines se situent à un niveau record en ce début de campagne et dépassent même le niveau atteint en 2021/22 du fait des achats massifs de la Chine. Cela devrait pousser à terme à une révision en baisse des stocks américains pour la campagne en cours. Les opérateurs suivent par ailleurs avec attention les discussions en cours entre la Chine et les Etats-Unis alors que ventes de maïs et de soja vers cette destination sont inexistantes. D.Trump annonce d’ores et déjà des plans de soutiens massifs aux agriculteurs, mesures qui, lors de son 1er mandat, avaient favorisé les
surfaces de maïs au détriment de celles de soja. En Argentine, les taxes à l’export – 9,5% sur le maïs – ont fait leur retour 48h après leur suppression. Ce laps de temps a été suffisant pour atteindre le plafond fixé de 7 milliards de dollars de ventes, principalement grâce au soja. Au Brésil, les exportations vers l’Asie souffrent toujours d’un manque de compétitivité face au maïs américain, du fait notamment de la force du real.

EUROPE : Renchérissement du maïs ukrainien

En Ukraine, au 25/09, 5% des maïs étaient récoltés. Le retard de la récolte fait temporairement monter les prix, une pression qui devrait se relâcher au fur et à mesure de son avancée. L’opérateur ferroviaire ukrainien propose d’augmenter ses prix de 37% pour la campagne en cours ce qui devrait se traduire par une hausse d’environ 4 €/t du coût de fret pour le maïs. En Russie, le gouvernement augmente les taxes à l’export sur les céréales. En maïs, celle-ci augmente de 4 €/t pour passer à environ 8 €/t, de quoi réduire la compétitivité de cette origine, en particulier sur le marché turc où elle prend des parts de marché à l’origine ukrainienne. Dans son rapport de septembre, par rapport à août, la Commission Européenne revoit en baisse la production de maïs de l’UE de 731 Kt (56,8 Mt), un chiffre proche de la dernière estimation du Cocéral (56,7 Mt) et l’un des plus mauvais des 20 dernières années.

FRANCE : Accélération de la récolte

Au 22/09, selon CéréObs, 14% des maïs étaient récoltés, contre 13% en moyenne à cette date. La semaine passée, l’échéance novembre 2025 d’Euronext a perdu 1,5 €/t pour se situer une fois plus sur le support des 186 €/t. Les prix physiques sont en légère baisse et se situent entre 160 et 185 €/t selon les régions. L’Italie était présente aux achats la semaine passée, un courant d’affaire qui devrait se maintenir sur la campagne alors que la production du bassin du Danube est à la peine et que certaines origines souffrent de problèmes de qualité. En alimentation animale française, le maïs reste plus cher que le blé ce qui nuit à son incorporation dans les rations.