MONDE : Hausse des prix à Chicago
Du 24/04 au 01/05, le cours de l’échéance juillet à Chicago a gagné 6 $/t pour se situer à 189 $/t. Les prix du maïs à Chicago ont effacé leur baisse de la 1ère quinzaine d’avril, conséquence de surfaces de maïs annoncées par l’USDA à un niveau plus haut qu’attendu par les opérateurs, et retrouvent leur plus haut niveau depuis 1 an. Dans ce contexte, les fonds non commerciaux renforcent à nouveau leur position nette acheteuse sur le maïs. Ce mouvement haussier s’explique par les prix élevés du pétrole, des craintes météorologiques, notamment sur le blé aux Etats-Unis, classiques au printemps, mais également par un doute sur le niveau des surfaces de maïs annoncé fin mars par l’USDA ; certains sondages de terrain annoncent des arbitrages de dernière minute en défaveur du maïs. Cette tendance haussière pourrait être stoppée par le rapport de l’USDA du 12/05, le 1er pour 2026/2027, qui devrait afficher des stocks de maïs d’autant plus lourds qu’il utilisera les chiffres de surfaces de mars. Au 26/04, 25% des semis de maïs étaient réalisés dans la Corn Belt contre 19% en moyenne à cette date. Les semis de soja sont plus précoces. Le temps reste relativement sec sur l’ouest de la Corn Belt et très arrosé et frais sur l’est, ce qui ralentit les chantiers de semis. Aux Etats-Unis, la semaine passée, les contractualisations à l’export ont atteint
1,6 Mt, dans les attentes des opérateurs tandis que les chargements dépassaient les attentes, à plus de 2 Mt. Les représentants américains ont exclu l’utilisation d’E-15 toute l’année du prochain Farm Bill, demande récurrente des producteurs de maïs et d’éthanol. La loi doit toutefois encore passer devant le Sénat qui pourra réintroduire cette mesure. Le baril de pétrole reste à un niveau élevé, confortant les marges de l’industrie de l’éthanol, alors que les tensions persistent dans le détroit d’Ormuz. Au Brésil, le sec se maintient sur le Centre-Sud et des gelées précoces pourraient toucher le sud.
EUROPE : Semis tardifs en Ukraine
En Ukraine, Les producteurs demandent au gouvernement des mesures pour limiter la hausse du prix des intrants. Au 27/04, 10% des maïs étaient semés, un rythme encore plus tardif qu’en 2025. Les températures sont plus douces mais le sec persiste. Dans les autres zones de production européennes, à l’exception d’une partie du bassin du Danube, les pluies font leur retour après un mois d’avril particulièrement sec. La Commission Européenne a laissé son bilan pour 2026/2027 quasiment inchangé. Pour la campagne en cours, par rapport à avril, la production est relevée de 2,6 Mt (60,7 Mt). Les importations sont laissées stables à 18,8 Mt malgré un rythme toujours très ralenti. Au 27/04, 14,5 Mt de maïs ont été importées contre 16,3 Mt en moyenne à cette date.
FRANCE : Poursuite de la hausse des prix
Au 20/04 selon Céréobs, 73% des semis de maïs grain étaient réalisés contre 59% en moyenne à cette date. La semaine passée, l’échéance juin 2026 a gagné 6 €/t pour se situer à 223,5 €/t. En nouvelle récolte, l’échéance novembre 2026 a suivi une hausse similaire pour s’établir à 214,75 €/t. Les prix physiques pour la récolte 2025 suivent également la dynamique et se situent selon les régions, entre 195 et 210 €/t. Ce mouvement est porté par la tendance observée outre-Atlantique tout comme par les craintes concernant les surfaces 2026 en France et dans l’UE. Ces prix limitent la demande tant française qu’à l’export.