Corn Market 441

Télécharger

MONDE : Importations chinoises au ralenti

Du 10/10 au 17/10, le cours de l’échéance décembre à Chicago a gagné 4,5 $/t pour se situer à 167 $/t. Les prix à Chicago se sont consolidés la semaine passée sur fond d’affaiblissement du dollar et de performances toujours remarquables à l’export. Les publications de l’USDA restent toujours limitées en cette 3e semaine de « shutdown » et les opérateurs se préparent à la rencontre Xi-Trump prévue à la fin du mois, cruciale sur le front agricole, en particulier sur le soja. Les tensions commerciales avec la Chine pénalisent durement les producteurs américains. Ceux-ci doivent également s’inquiéter des récentes tensions diplomatiques avec la Colombie, important client du maïs grain américain. Les chargements à l’export ont atteint 1,3 Mt aux Etats-Unis la semaine passée. En cumulé depuis le début de la campagne, les chargements sont en hausse de 61% par rapport à la campagne dernière. Les opérateurs se réjouissent du retour des pluies sur le bassin du Mississippi, le risque de basses eaux s’éloignent de même que les surcoûts de fret associés. En Argentine, 30% des maïs étaient semés au 15/10. Les excès d’eau dans l’Est de la zone de production ne devraient pas permettre autant de semis précoces qu’attendu avant la traditionnelle pause de novembre. Au Brésil, le sec sur le Centre-Ouest a ralenti les semis de soja ce qui pouvait faire craindre un décalage des cycles en seconde culture au détriment du coton et au profit du maïs safrinha. Un tel risque devrait s’éloigner avec le retour des pluies cette semaine. Au 18/10, 33% des maïs safra (pleine saison) étaient semés, un rythme conforme à la moyenne. La Chine confirme le net ralentissement de ses importations de maïs en 2025 avec seulement 930 Kt sur les 9 premiers mois de l’année. Le maïs russe est la première origine importée avec près de 300 Kt, suivi par le maïs brésilien.

EUROPE : Baisse de l’euro

En Ukraine, les prix baissent du fait de la pression de la récolte. Celle-ci tend cependant à prendre du retard du fait des pluies et des besoins de séchage. Le fret maritime se renchérit du fait d’un volume de grains à exporter plus important cette année mais également du fait des récentes attaques russes sur Odessa qui font remonter les primes de risque. Cela limite la compétitivité du maïs ukrainien sur le marché européen. Après une légère baisse, l’absence de chute du gouvernement français et l’attente d’une nouvelle baisse des taux aux Etats-Unis ont fait rebondir l’euro désormais proche des 1,17 dollars, ce qui maintient la pression sur les prix des céréales européennes.
Dans son rapport d’octobre, par rapport à septembre, Stratégie Grains revoit en légère hausse (830 Kt) son estimation de production pour l’UE (56,5 Mt).