Lettre des marchés N°834

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MONDE : Stocks de maïs américains en baisse

Du 03/07 au 10/07, le cours de l’échéance décembre à Chicago a gagné 7,5 $/t pour se situer à 181,5 $/t, profitant tant des tensions géopolitiques en Iran et en Mer Noire que des inquiétudes météorologiques et de bilans moins confortables. Dans son rapport de juillet, par rapport à juin, l’USDA a en effet revu en baisse les stocks américains pour 2025/26 en baisse de 3,2 Mt (51,3 Mt), conséquence d’une révision en hausse de l’alimentation animale, prévisible depuis le rapport du 30 juin. Cette baisse des stocks est répercutée sur le bilan de la campagne 2026/27 qui voit également les exportations revues en hausse de 1,3 Mt. En conséquence, les stocks de la prochaine campagne sont revus en baisse de 4,3 Mt (45,5 Mt), sous les attentes des opérateurs. Au niveau mondial, ces ajustements au bilan américain se traduisent par une baisse des stocks de 6 Mt (275,3 Mt) pour la campagne 2026/27, là aussi sous les attentes des opérateurs. Alors que les bilans américains s’annoncent moins lourds, les inquiétudes météos persistent avec un temps sec et chaud durable sur l’Ouest de la Corn Belt tandis qu’au 06/07, 16% des maïs étaient en floraison contre 14% à cette date en moyenne. La semaine passée aux Etats-Unis, les contractualisations à l’export pour la campagne en cours et celle à venir ont atteint 968 Kt, sous les attentes des opérateurs. La production d’éthanol se maintient et les stocks passent sous les 24 millions de barils, une première depuis janvier. Les opérateurs du secteur suivent attentivement la reprise du conflit avec l’Iran qui pousse le prix du baril de nouveau à la hausse. En Argentine, l’USDA confirme la tendance des observateurs locaux en relevant la production de 2 Mt (63 Mt). Le gouvernement argentin confirme par ailleurs un plan pour des baisses régulières des taxes à l’export à compter de 2027. Elles sont actuellement de 8,5% pour le maïs.

EUROPE : La Mer d’Azov est fermée

Les attaques ukrainiennes ont conduit les autorités russes à suspendre la navigation par le détroit de Kertch, voie de sortie de la Mer d’Azov qui voit transiter 25% des exportations russes de blé. Cette décision a conduit à une forte hausse des prix du blé sur le marché européen malgré l’avancée de récoltes jugées très bonnes tant en Russie qu’en Ukraine. Les producteurs russes s’inquiètent également du renchérissement logistique lié au manque de diesel. En Europe, le temps chaud et sec se maintient sur l’Europe de l’Ouest tandis que les autres zones bénéficient de températures plus modérées et de pluies éparses. Compte-tenu de ces éléments, l’USDA a revu la production de maïs de l’UE en baisse de 3,7 Mt (53,8 Mt) et les importations en hausse de 3 Mt (22,5 Mt), proches de leur record de 2022/2023.

FRANCE : Poursuite de la hausse des prix

Selon CéréObs, au 06/07, 42% des maïs étaient en floraison contre 21% à cette date en moyenne. 47% des maïs étaient en conditions « bonnes à très bonnes », en baisse de 10 points sur la semaine et au plus bas historique à cette date. Le contexte climatique continue de mettre les prix sous tension. L’échéance novembre 2026, en nouvelle récolte, a poursuivi sa progression et a gagné 8 €/t la semaine passée pour se situer à 238,75 €/t au 10/07. Les prix physiques étaient en hausse et se situaient selon les régions entre 215 et 240 €/t pour la récolte 2025 et entre 220 et 230 €/t pour la récolte 2026. A ces niveaux les acheteurs restent globalement en retrait. La sécheresse pénalise également la logistique avec des niveaux d’eau historiquement bas à cette période sur le Rhin.