MONDE : Début de la floraison dans la Corn Belt
Du 12/06 au 19/06, le cours de l’échéance juillet à Chicago est resté relativement stable et se situait à 163 $/t. Les opérateurs restent prudents en amont du rapport de l’USDA du 30 juin à propos des stocks trimestriels et surtout des surfaces 2026 qui marque de manière saisonnière l’inflexion prise par les prix à Chicago pour l’été. Les surfaces de maïs sont attendues en légère baisse par les opérateurs. Dans le cas contraire, le support des 4 $/boisseau (158 $/t) risque d’être mis à rude épreuve.
Au 21/06, aux USA, 5% des maïs étaient en floraison contre 3% en moyenne à cette date. Au démarrage de ce stade critique, les conditions de cultures restent à 68% « bonnes à excellentes », un chiffre égal à la semaine passée. Ces bonnes conditions pourraient toutefois pâtir de températures chaudes annoncées sur l’Est de la Corn Belt cette semaine. Avec le début de la floraison, les cours à Chicago seront sensibles à toute annonce météo s’écartant des normales. La semaine passée aux Etats-Unis, les contractualisations à l’export ont atteint 743 Kt, dans le bas des attentes des opérateurs. Les chargements restent très dynamiques ; avec 1,8 Mt, ils se situaient dans le haut des attentes. La baisse du prix du pétrole se poursuit malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient. A moins de 70 $/baril, celui-ci fait pression sur les marges des éthanoliers. Au Brésil, 11% des maïs safrinha sont récoltés au 19/06 contre 15% en moyenne à cette date. Ce léger retard n’empêche pas l’exécution du programme
d’exportations avec un premier chargement à destination de la Corée du Sud. Du fait du ciseau de prix et des prévisions d’un « super » El Niño, les producteurs brésiliens s’interrogent pour la prochaine campagne et pourraient préférer des variétés tardives de soja ce qui affecterait les semis de maïs safrinha.
EUROPE : Inquiétudes sur les rendements
La vague de chaleur a provoqué d’importants dégâts aux cultures au sein de l’UE, tant pour les cultures de printemps que pour les blés tardifs. L’ampleur de ces dégâts reste à évaluer mais le potentiel de production de maïs, déjà affecté par des surfaces basses, est amoindri. L’Ukraine et la Russie ont échappé à cette vague de chaleur.
Dans son bilan de juin, par rapport à mai, la Commission Européenne revoit en baisse de 133 Kha les surfaces de maïs pour 2026/2027 (8,2 Mha). Celles-ci restent encore trop optimistes. La production est revue de ce fait sous les 60 Mt mais cela ne tient pas compte de la récente canicule. L’euro retrouve son plus bas niveau depuis un an face au dollar. Ce mouvement baissier soutient le prix des céréales européennes.
FRANCE : Hausse des prix
Selon CéréObs, au 22/06, 4% des maïs étaient en floraison et 76% des maïs en conditions « bonnes à très bonnes », en baisse de 8 points sur la semaine. Cette baisse devrait fortement s’accentuer du fait du dôme de chaleur de la semaine passée qui a fortement touché les cultures de printemps, dont le maïs, mais également les élevages touchés par une importante surmortalité. Dans ce contexte l’échéance novembre 2026, en nouvelle récolte, a progressé de 8 €/t la semaine passée pour se situer à 221 €/t au 26 juin. La récolte 2025 n’est pas en reste avec des prix physiques qui se situaient en hausse, entre 205 et 220 €/t selon les régions et avec l’échéance août 2025 qui a gagné 14,75 €/t pour se situer à 228,25 €/t.