MONDE : Hausse de production en Argentine et au Brésil
Du 10/04 au 17/04, le cours de l’échéance mai à Chicago a gagné 3,5 $/t pour se situer à 177 $/t. Le prix du maïs à Chicago tente de se maintenir sur ce nouveau support, aidé par les craintes climatiques qui pèsent sur le blé américain, dans un contexte géopolitique qui reste très incertain. Après une brève réouverture du détroit d’Ormuz, les négociations entre l’Iran et les Etats- Unis semblent de nouveau en difficulté alors que le cessez le feu doit s’achever ce mercredi. La situation continue de peser à la hausse sur les intrants comme le montre les prix proposés pour le dernier appel d’offres indien concernant l’urée. Au 13/04, 5% des semis de maïs étaient réalisés dans la Corn Belt contre 4% en moyenne à cette date. Le centre de la Corn Belt bénéficie d’un climat doux et humide, l’ouest de la zone est plus sec. Aux Etats-Unis, la semaine passée, les contractualisations à l’export ont atteint 1,4 Mt, dans les attentes des opérateurs. Les exportations américaines continuent à se montrer extrêmement dynamiques. La production d’éthanol se maintient également à un niveau élevé, les marges des industriels sont bonnes du fait de la hausse des prix du baril de pétrole.
Au Brésil, la CONAB a revu en hausse de 31 Kha les surfaces de maïs safrinha par rapport au mois dernier. Avec 17,8 Mha, celles-ci sont désormais estimées en hausse de 2,1% par rapport à 2025. La production est estimée à ce stade à 140 Mt, en hausse de 1,3 Mt par rapport au mois dernier. Il faudra cependant surveiller le temps chaud et sec qui se maintient sur le Centre-Sud depuis la fin des semis. En Argentine, après la bourse de Rosario, c’est la bourse de céréales de Buenos Aires qui revoit les surfaces de maïs en hausse de 300 Kha (8,1 Mha). En conséquence, la production est relevée de 4 Mt au niveau record de 61 Mt. Au 15/04, 25% des surfaces sont récoltés et les rendements enregistrés sont très bons.
EUROPE : Début des semis en Ukraine
En Ukraine, les semis ont débuté la semaine passée. Le temps reste frais. Au sein de l’UE ceux-ci démarrent également, le temps des dernières semaines est resté relativement sec, notamment en Pologne, à l’exception de la Roumanie et de la Bulgarie. La Turquie instaure, du 20/04 au 31/07, un quota de 3 Mt d’importations de maïs
grain à droits de douane réduits (5%) afin de faire baisser les prix sur son marché intérieur. Les exportateurs ukrainiens devraient en être les premiers bénéficiaires.
Depuis le début du mois, la Volga est de nouveau navigable ce qui permet à la Russie de reprendre ses exportations de maïs vers l’Iran, via la Mer Caspienne.
FRANCE : Légère hausse des stocks
Au 13/04 selon Céréobs, 31% des semis de maïs grain étaient réalisés contre 19% en moyenne à cette date. La semaine devrait rester sèche. La semaine passée, l’échéance juin 2026 est restée stable à 202,75 €/t tandis qu’en nouvelle récolte, l’échéance novembre 2026 gagnait 3,25 €/t pour se situer à 204 €/t. Les prix physiques pour la récolte 2025 étaient en légère hausse et se situent selon les régions, entre 170 et 190 €/t. Les prix restent pénalisés par la remontée de l’euro face au dollar. Dans son bilan d’avril, par rapport à mars et pour la campagne en cours, FranceAgriMer affiche une estimation des stocks de maïs à 2,36 Mt, en très légère hausse. Cela est lié à une révision en hausse de la production tandis quela demande en amidonnerie perd 60 Kt et les exportations gagnent 155 Kt