MONDE : Début des semis de maïs safrinha au Brésil
Du 16/01 au 23/01, le cours de l’échéance mars à Chicago a poursuivi sa consolidation et a gagné 2 $/t pour se situer à 170 $/t. Les prix échouaient toutefois à se stabiliser au-delà de la résistance des 4,3 $/boisseau (169 $/t) en ce début de semaine. La semaine passée, les contractualisations à l’export ont atteint 4 Mt aux Etats-Unis, proche des records toute date confondue et au-delà des attentes des opérateurs. La Chine a par ailleurs atteint sa cible d’achat de 12 Mt de soja
américain avant février. Cela ne suffit toutefois pas à faire rebondir le cours de la graine américaine alors que la nouvelle récolte brésilienne, plus compétitive, arrive sur le marché. Cependant, le ratio de prix soja/maïs pour la récolte à venir,
indicateur majeur de l’évolution des surfaces de maïs aux Etats-Unis en 2026, s’est rééquilibré à la faveur de la récente baisse de prix du maïs à Chicago. Les opérateurs surveillent la vague de froid en cours sur une large partie des Etats-Unis. Elle pourrait perturber la logistique aussi bien que la production d’éthanol.
Au Brésil, la récolte de soja présente un léger retard dans le Centre-Ouest du fait des pluies régulières. Cela n’empêche pas cependant les semis précoces de maïs safrinha. Les éventuels retards de semis en février exposent le maïs safrinha à une floraison en saison sèche plus tard dans le cycle de culture. n Argentine, le chaud et le sec sont de rigueur sur l’Est de la zone de production. 52% des maïs sont en conditions « bonnes à excellentes » contre 64% la semaine passée. Par ailleurs, les attaques de cicadelles s’accroissent dans le nord du pays ce qui pourrait conduire à un report des derniers semis tardifs en faveur du soja. Cette situation n’a cependant pas empêché la bourse de Rosario de relever son estimation de production de 1 Mt à un nouveau record (62 Mt).
EUROPE : Apaisement avec les Etats-Unis
Les tensions entre les Etats-Unis et l’Union Européenne au sujet du Groenland semblent s’être apaisées ce qui laisse penser à ce stade à une prolongation du gel des rétorsions douanières européennes – dont un droit de douane de 25% sur le maïs américain- le 6 février prochain. La situation a cependant affaibli le dollar face à l’euro, le taux de change retrouvant les plus hauts des derniers mois, un mouvement négatif pour le prix des céréales européennes. La réunion de la Fed cette semaine sera suivie avec attention. Les craintes liées aux vagues de froid, aux Etats-Unis comme en Mer Noire, devraient s’effacer pour le marché du blé. Ce dernier reste sous pression d’amples disponibilités, l’USDA ayant revu la production mondiale en hausse de 34 Mt entre son estimation de juillet et celle de janvier. Dans son rapport de janvier par rapport à décembre, Stratégie Grains revoit la production européenne de maïs en baisse de 0,2 Mt (56,4 Mt).
FRANCE : Le maïs plus cher que le blé sur Euronext
La semaine passée, l’échéance mars 2026 d’Euronext a gagné 2 €/t pour à 193,75 €/t. La progression se poursuit sur Euronext du fait de la moindre concurrence du maïs ukrainien sur le marché européen. Fait rare et généralement peu durable, l’écart de prix blé-maïs sur le marché à terme a tourné de ce fait en faveur du maïs. Les prix physiques ont légèrement progressé et s’établissaient, selon les régions entre 160 et 185 €/t. La demande est présente à l’export mais reste à la peine en alimentation animale française où le blé renforce son avantage compétitif.