Aujourd’hui de nombreux OGM sont cultivés chez les principaux pays approvisionnant l’Europe. En 2008, les OGM ont en effet couvert 125 millions d’hectares dans le monde dont plus de 37 millions de maïs OGM. Concrètement 1 ha de maïs sur 4 dans le monde est OGM.
Dans un monde où les échanges sont très ouverts, l’Union Européenne a dû consentir à ouvrir ses frontières. Plusieurs dizaines d’OGM sont donc autorisés à l’importation, que ce soit du soja, du coton, du colza, du maïs ou encore des œillets. Autant d’innovations auxquelles les producteurs français et européens n’ont pas accès.
En effet, en Europe à ce jour, seul le maïs Bt résistant à la pyrale et à la sésamie (MON 810), est autorisé à la culture depuis 1998. Il y est cultivé sur environ 100 000 hectares par sept pays, l’essentiel des hectares se situant en Espagne mais aussi en République tchèque, en Roumanie, au Portugal, en Allemagne, en Pologne et en Slovaquie. En France il n’y a à ce jour aucun OGM sur le territoire suite au dépôt de la clause de sauvegarde.
Il est urgent de mettre en place le dispositif de coexistence prévu par la loi sur les biotechnologies et débloquer une situation est particulièrement dommageable pour les agriculteurs français qui sont privés de l’accès à une technologie dûment évaluée et autorisée au niveau européen et qui fait ses preuves partout dans le monde. Les OGM présentent un intérêt pour de nombreux agriculteurs français et ceux-ci doivent avoir la liberté de choisir de les utiliser. C’est l’un des objectifs poursuivis par l’AGPM.