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Environnement 
L’environnement au cœur de la maïsiculture
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Les OGM

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 OGM : vecteur de progrès pour les maïsiculteurs français



L’AGPM et l’institut technique Arvalis ont expertisé pendant 4 ans les cultures de maïs Bt résistant deux ravageurs du maïs - la pyrale et à la sésamie - au travers du programme scientifique POECB*, puis du programme de suivi des cultures OGM PACB**. Ce maïs a démontré tout son intérêt en France.
 
* POECB : Programme Opérationnel d'Evaluation des Cultures issues des Biotechnologies.
** PACB : Programme d'Accompagnement des Cultures issues des Biotechnologies.

Intérêt agronomique et économique puisqu’il évite les pertes de production dues aux attaques de ces ravageurs aériens. Utilisé en 2007 sur plus de 22 000 hectares, il a permis d’éviter des chutes moyennes de rendement de 0,5 t/ha, entraînant ainsi un gain de compétitivité de 100 €/ha* pour les agriculteurs.
 
Intérêt environnemental. En l’absence de maïs Bt, le traitement insecticide est indispensable pour protéger la récolte et préserver sa qualité dans les zones marquées par les attaques de pyrale etde sésamie. Ainsi, les maïsiculteurs sont contraints d’appliquer jusqu’à 3 traitementsen végétation. Les 22 000 ha de maïs Bt cultivés en France en 2007 ont permis d’économiser 8 800 litres d’insecticides*.
Le traitement des cultures implique aussi l’utilisation de tracteurs et donc la consommation de gasoil. Avec les 22 000 ha de maïs Bt cultivés en 2007, les maïsiculteurs ont évité la consommation de 30 000 litres de carburant et ainsi, l'émission de près de 90 000 Kg de CO2.
*Sources : AGPM - Panel Kleffmann 2007.
 
Par ailleurs, la culture du maïs Bt préserve la biodiversité en évitant l’utilisation d’insecticides à large spectre (néfastes à d’autres insectes que ceux visés) pour lutter contre la pyrale et la sésamie. En effet, seuls les insectes ravageurs du maïs (pyrale et sésamie) sont atteints.


 Intérêt pour la qualité sanitaire



Mieux protégés, les épis de maïs sont moins vulnérables aux attaques de champignons et d’une qualité sanitaire impeccable : le taux de mycotoxines de la récolte est toujours inférieur à celui du maïs conventionnel. Certaines mycotoxines étant cancérigènes pour l’homme le maïs Bt apporte en fait un bénéfice sur le plan sanitaire. Ce bénéfice a clairement été mis en exergue par l’AFSSA.
 
La culture du maïs Bt, seul OGM autorisé en Europe a été suspendue suite au dépôt d’une clause de sauvegarde par le gouvernement en 2007. Depuis, les agences d’évaluation européenne et française (l’AFSSA et l’ESA) ont confirmé que cette clause de sauvegarde était infondée, le maïs Bt ne présentant pas de risque avéré ni pour la santé ni pour l’environnement.


 OGM : halte à la distorsion de concurrence


Aujourd’hui de nombreux OGM sont cultivés chez les principaux pays approvisionnant l’Europe. En 2008, les OGM ont en effet couvert 125 millions d’hectares dans le monde dont plus de 37 millions de maïs OGM. Concrètement 1 ha de maïs sur 4 dans le monde est OGM.
Dans un monde où les échanges sont très ouverts, l’Union Européenne a dû consentir à ouvrir ses frontières. Plusieurs dizaines d’OGM sont donc autorisés à l’importation, que ce soit du soja, du coton, du colza, du maïs ou encore des œillets. Autant d’innovations auxquelles les producteurs français et européens n’ont pas accès.
 
En effet, en Europe à ce jour, seul le maïs Bt résistant à la pyrale et à la sésamie (MON 810), est autorisé à la culture depuis 1998. Il y est cultivé sur environ 100 000 hectares par sept pays, l’essentiel des hectares se situant en Espagne mais aussi en République tchèque, en Roumanie, au Portugal, en Allemagne, en Pologne et en Slovaquie. En France il n’y a à ce jour aucun OGM sur le territoire suite au dépôt de la clause de sauvegarde.
 
Il est urgent de mettre en place le dispositif de coexistence prévu par la loi sur les biotechnologies et débloquer une situation est particulièrement dommageable pour les agriculteurs français qui sont privés de l’accès à une technologie dûment évaluée et autorisée au niveau européen et qui fait ses preuves partout dans le monde. Les OGM présentent un intérêt pour de nombreux agriculteurs français et ceux-ci doivent avoir la liberté de choisir de les utiliser. C’est l’un des objectifs poursuivis par l’AGPM.


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