Dans les différentes interventions du débat syndical et dans le discours de clôture, les vice-présidents Christophe Terrain et Gérard Tubery et le Président Philippe Pinta ont fermement rappelé l’ambition Orama de produire plus en France, dénonçant fermement les nombreux freins à la production, constatés aux niveaux national et local. Sur le projet de réforme de la PAC, le ministre a été une fois de plus alerté par son manque d’ambition et certaines dispositions ne seraient pas tenables pour de nombreuses exploitations. Devant une salle particulièrement animée et pour le moins sceptique, Bruno Le Maire a défendu son bilan en faisant notamment valoir un budget de la PAC maintenu et le vote de la loi sur les obtentions végétales pour préserver la recherche et l’innovation. Il a tenté de rassurer l’assistance sur le projet de réforme de la PAC en assurant qu’il mettrait tout en œuvre pour faire bouger les lignes concernant la convergence nationale, les 30 % de verdissement, les 7 % de surfaces d’intérêt écologique et la rotation des cultures. Le Ministre a bien dû reconnaître une surenchère environnementale, notamment au niveau local. C’est ainsi qu’il a promis d’agir à travers deux actions : réunion des DREAL et des DRAAF et mise en place d’une mission destinée à dénouer les dossiers qui n’auront pas pu être réglés par les préfets en matière de pragmatisme environnemental. Au-delà des paroles, Orama et ses 3 A.S. (AGPB, AGPM, FOP) suivront les décisions et évolutions concrètes. Concernant les OGM, le ministre a maintenu son opposition au MON 810, estimant que l’opinion n’y était pas prête et qu’un passage en force se retournerait contre les producteurs. Un argument bien différent de celui invoqué devant la presse à la sortie de la salle faisant appel aux soit disant incertitudes sur le plan environnemental. B. Le Maire a par contre confirmé le seuil de présence fortuite à 0,9 % en suivant l’avis du Haut Conseil aux Biotechnologies.