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Le maïs doux
Le maïs doux cultivé en France depuis 1973 est exclusivement destiné à la consommation humaine. Il ressemble beaucoup par son aspect extérieur au maïs céréale ; une grande plante verte qui forme un bel épi jaune, mais ses particularités lui confèrent ses qualités gustatives.
Les semences de maïs doux sont spécifiques. Les variétés ont été choisies pour produire des grains jaunes, rebondis, à la peau fine et légèrement sucrés. L’épi est cueilli quand le grain contient encore plus de 70 % d’eau. Puis, le grain est très rapidement conditionné pour la stérilisation ou la surgélation afin de lui préserver toute sa fraîcheur.
L’épi peut être également consommé en frais, grillé ou cuit à la vapeur. |
Les chiffres clés
Grâce à sa performance agricole et industrielle, la filière française de production et de transformation du maïs doux se situe actuellement au 4ème rang mondial. Sa croissance a accompagné le développement du marché européen pendant plus de vingt ans. Mais aujourd’hui, sur un marché communautaire mature, la filière maïs doux doit faire face à des contraintes concurrentielles et réglementaires qui menacent sa pérennité.
Étas-Unis : leader mondial
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|  | La France se situe au cinquième rang mondial derrière les Etats-Unis, la Thaïlande et le Brésil deux pays qui montent en puissance, et la Hongrie. Sur 350 000 Ha dans le monde, 20% des surfaces sont dans l'UE 27. La France demeure au premier rang mondial de la performance agronomique avec un rendement moyen légèrement supérieur à 19 Tonnes/Ha en 2008. La Chine est un nouvel acteur qui a toutes les chances de compter demain. Elle accède en effet à de nouveaux marchés tels que l’UE et surtout la Russie ; premier importateur de maïs doux au monde. La Russie s’approvisionnait historiquement à partir de la Hongrie et l’arrivée de la Chine, après celle de la Thaïlande, bouleverse les équilibres de marché sur l’ensemble du contient européen.
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2009 : une baisse historique des surfaces
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|  | La production française s’était stabilisée autour de 25 000 hectares destinés à la transformation industrielle entre 2007 et 2008. Après deux campagnes de production décevantes, les rendements ont atteint en 2008 le niveau escompté à 19,2 T/ha et ce, malgré un début de saison perturbé par les pluies au moment des semis. Ainsi, suite à une campagne de production 2008 satisfaisante, une baisse de la consommation et une forte concurrence sur le marché européen, les stocks français ont atteint des niveaux importants à l’orée de la campagne 2009. Cette situation a entraîné une baisse historique des plans de production en 2009 : 18 700 ha.
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Appertisé et surgelé : Une hausse des productions
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En 2008, la France a produit 270 000 tonnes ½ brut* de maïs doux en conserve. Les fabrications augmentent ainsi de 12,5 % par rapport à 2007, suite à l’augmentation de rendement obtenu au champ. En surgelé, les fabrications progressent également de près de 10 % pour atteindre 34 000 tonnes net. La production française totale de maïs doux destinée à l’industrie progresse donc largement. Dans le même temps, les autres acteurs du marché européen voient aussi leur production augmenter. Pour l’appertisé, la production de l’UE bondit de 7 % en 2008 pour atteindre 555 000 tonnes ½ brut. Ce niveau est le plus important des cinq dernières années. La hausse sur la Hongrie est moins marquée qu’en France et s’élève à 3,5 % pour atteindre 237 000 tonnes ½ brut. La France confirme donc en 2008, sa place de leader sur l’activité de la conserve.
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En surgelé, la Hongrie est de loin le premier producteur européen avec 63 000 tonnes net. Elle accroît ses fabrications de 6,8 % en 2008.
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Appertisé : la France exporte 3 boîtes sur 4
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L’exportation constitue le principal débouché des boîtes de maïs doux fabriquées en France. Plus de 60 % des exportations françaises sont destinées à l’Europe du Nord.
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Dans une situation économique morose, la consommation de maïs doux régresse au niveau européen et le marché devient de plus en plus concurrentiel. Dans ce contexte, les exportations françaises de maïs doux appertisé ont chuté de 16 % en 2008. Les principales baisses (allant de 8,5% à 23,2%) concernent le marché de l’UE à 15 qui concentre 90 % des exportations françaises. Les productions françaises sont principalement concurrencées par l’origine hongroise. Alors que les exportations françaises chutent sur l’UE, les ventes de la Hongrie progressent de 22 % ! Ce recul des ventes françaises est de plus associé à une nouvelle hausse des importations sur l’hexagone. Déjà en forte augmentation en 2007, elles progressent à nouveau de 19 % en 2008, notamment en provenance de Hongrie (+ 29 %).
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La balance commerciale, bien que toujours largement positive, recule et atteint son plus bas niveau depuis dix ans. L’excédent est de l’ordre de 100 millions d’euros. |

Surgelé : reprise des exportations
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En surgelé, les exportations ont presque doublé sur un marché très concurrentiel. La balance commerciale demeure largement excédentaire.
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Thaïlande : des exportations freinées mais…
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|  | Depuis trois ans, les exportations thaïlandaises dans l’UE 27 sont freinées vraisemblablement suite à la plainte anti-dumping déposée en 2006 à Bruxelles. A l’heure actuelle, des droits de douane supérieurs à 14,3 % ont été mis en place et viennent taxer toutes les importations thaïlandaises. Deux entreprises bénéficiaient en effet d’un système de prix minimum à l’importation c’est-à-dire qu’elles s’engageaient à exporter sur l’UE à un prix valeur 2005. Au regard des évolutions du prix des matières premières (prix de l’acier notamment) ce minimum était déconnecté des prix du marché. Cette situation menaçait la pérennité de l’activité en Europe, sachant que dix autres transformateurs thaïlandais demandaient à bénéficier de cet avantage. L’A.E.T.M.D. (Association Européenne des Transformateurs de Maïs Doux), en collaboration avec A.G.P.M. MAÏS DOUX, s’y est fortement opposée et la Commission Européenne a voté au mois de juin 2009 le retrait des deux engagements existants, et par voie de conséquence le refus des dix autres. Aujourd’hui, les exportations thaïlandaises vers l’Union Européenne sont stables. A l’inverse, depuis le dépôt de la plainte anti-dumping, on constate une évolution de la présence de maïs thaïlandais sur le marché russe. La Thaïlande est désormais le premier fournisseur de la Russie.
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Une évolution très lente de la consommation
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Le comportement des consommateurs vis à vis du maïs doux évolue très lentement. Consommé principalement dans les salades estivales, le maïs doux conforte sa place de 4ème légume en conserve. La part de consommateurs reste stable autour de 80 %.
L'âge est un facteur discriminant. 91% des 15/24 ans consomment du maïs doux contre seulement 69% des plus de 65 ans. Enfin, la consommation est forte dans la tranche de revenus mensuels compris entre 2500 et 3000 euros par mois et en région méditerranéenne. La consommation de maïs doux en épis concerne seulement 11% des consommateurs dont 21% en région parisienne.
La consommation par habitant et par pays est très variable.
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| Pays | USA | Canada | Royaume Uni | Italie | Allemagne | France | CEI | Thaïlande | | Kg / hab / an | 14 | 10 | 1.6 | 1.6 | 1.1 | 1 | 0.8 | 0.6 |
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La garantie d’une grande qualité
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Les producteurs de maïs doux sont tous partenaires de transformateurs industriels avec lesquels ils ont signé un contrat de production. Chaque partenaire respecte un cahier des charges précis, depuis le champ jusqu'à l’assiette. Toutes les semences sont fournies par l’industriel à l’agriculteur. Le maïs doux est cultivé dans les meilleures terres afin de produire une récolte de qualité régulière. Quand la récolte approche, des mesures au champ sont effectuées régulièrement afin de déterminer précisément le moment où la maturité du grain est idéale : un grain tendre, légèrement sucré et très croquant. Le maïs doux est ainsi cueilli quand le grain contient encore plus de 70 % d’eau.
Entre la récolte de l’épi et le conditionnement du grain, en conserve ou en surgelé, six heures vont s’écouler au maximum. Cette transformation très rapide garantit la fraîcheur du maïs doux européen. Le procédé n’utilise aucun additif ni agent conservateur. L’appertisation ou la surgélation font appel à des traitements thermiques totalement naturels. Dès leur arrivée à l’usine de transformation, les épis de maïs doux sont épluchés mécaniquement pour enlever les feuilles qui protègent les grains. L’étape triage permet de séparer les épis des éléments indésirables que forment les feuilles, les tiges, mais aussi les épis abîmés ou tâchés. Une coupeuse, équipée de couteaux en couronne, coupe les grains au ras de l’épi. Les grains sont séparés des impuretés qui restent en surface de l’eau. Le maïs est égoutté puis ventilé pour supprimer les restes de peau. Un dernier contrôle visuel électronique s’effectue avant la transformation finale. Il permet d’éliminer les grains farineux et les derniers éléments étrangers (morceaux de feuille par exemple). Deux destinations principales : la conserve et le surgelé. |
Conserve : appertisation ou stérilisation sous vide |
Pour garantir un maïs doux en conserve savoureux et croquant, les grains sont conditionnés sous vide en boîte avec très peu d’eau, légèrement additionnée de sel et parfois d’un peu de sucre. Les boîtes sont ensuite préchauffées 3-4 minutes à 100°C, puis stérilisées 7-9 minutes à 125-320°C. Ainsi la saveur, la texture et les nutriments sont conservés jusque dans l’assiette. Le maïs doux peut alors se conserver à température ambiante plusieurs mois sans rien perdre de ses qualités, à l’abri de l’atmosphère extérieure.
Surgelé : blanchi avant le grand froid |
Le maïs doux surgelé est blanchi à l’eau chaude ou à la vapeur avant de passer dans un tunnel où sa température descend à – 18°C en quelques minutes. Là aussi, le maïs doux se conserve plusieurs mois dans des conditions optimales grâce à la formation de minuscules cristaux de glace qui préservent la texture et la saveur des grains. |

Les atouts nutritionnels du maïs doux
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|  | Le maïs doux présente de nombreux atouts nutritionnels. Il fournit très peu de lipides, qui sont majoritairement insaturés donc bons pour l’organisme. Moins calorique mais plus riche en protéines que le riz, le maïs est aussi cinq fois plus riche en fibres, indispensables au bon fonctionnement du système digestif. En outre, il contient un peu toutes les vitamines du groupe B. |
Composition du maïs doux de conserve – Valeurs moyennes pour 100 g Apport énergétique 97 kcal, soit 410 Kjoules pour 100 g| Protéines | 3g | Phosphore | 69mg | VitamineE | 0,45mg | | Glucides | 18,2g | Potassium | 200mg | VitamineC | 1mg | | Lipides | 1,2g | Sodium | 304mg | VitamineB6 | 0,09mg | | Fibres | 2,3g | Fer | 0,6mg | | | |

Une organisation en filière
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|  | Née en 1992, la filière maïs doux française dispose d’un certain nombre d’atouts : - Une région de production à fort potentiel et à bonne régularité d’approvisionnement. - Une filière bien organisée avec peu d’intervenants industriels et des partenariats solides entre amont agricole et aval industriel. - Des outils industriels récents, de taille importante, modernes et à la pointe de la technologie. - Des marques fortes. - Des standards de qualité et des systèmes reconnus internationalement. - Une charte de production « qualité et environnement » compatible avec l’agriculture raisonnée et sur laquelle s’appuient les cahiers des charges industriels et les référentiels de distribution.
- Une filière tracée et géo-référencée.
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Le pop corn : un marché de niche en plein essor
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|  | La production de maïs pop corn représente environ 5 500 Ha en France. Les principales zones de production sont les Charentes et le Gers. Le maïs pop corn ainsi produit est ensuite éclaté par différents industriels français et européens. Au niveau mondial les Etats Unis et l'Argentine sont les principaux pays producteurs avec respectivement 450 000 tonnes et 160 000 tonnes. La production des Etats-Unis est essentiellement destinée au marché intérieur qui en absorbe prés de 90%. A l'inverse, l'Argentine consomme très peu de pop corn et exporte près de 95% de sa production vers d'autres pays du continent américain (Brésil, Colombie, USA, ...) et également vers l'Europe concurrençant directement les productions françaises. |
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