Avec les évolutions intervenues dans le domaine des bonnes conditions agroenvironnementales
(BCAE) et dans l’application de la directive Nitrates, les producteurs de
céréales et d’oléoprotéagineux sont confrontés depuis plusieurs mois à des mesures
déconnectées des réalités climatiques, agronomiques, économiques et écologiques. Autant
sur ce plan qu’en matière d’accès aux moyens de production nécessaires à leur
compétitivité, leur patience a atteint ses limites.
Il faut maintenant que les Pouvoirs publics fassent la part des choses dans leur mise en
oeuvre du Grenelle de l’Environnement en agriculture.
Le Gouvernement fait‐il encore confiance au professionnalisme, au sens des responsabilités
des producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux et mesure‐t‐il encore les réalités
économiques auxquelles ils doivent faire face ? Ou bien a‐t‐il basculé dans une vision
idéologique, théoricienne et dogmatique du secteur des grandes cultures ?
Aux yeux des exploitants, les arbitrages qui interviendront très prochainement à Matignon
au sujet des taux d’éléments topographiques et de l’homologation de produits de traitement
de semences auront valeur de symboles.
Contact presse : Pascal HURBAULT - Tél : 01 44 31 16 25 (LD)