En soumettant l’agriculture à la taxe carbone, le Gouvernement expose les producteurs de
grandes cultures à de graves risques en termes de compétitivité et d’économie d’entreprise.
ORAMA le regrette et se montrera exigeante quant aux moyens qui seront étudiés pour éviter
de trop pénaliser les secteurs dépendants fortement des carburants, comme l’a indiqué le
Président de la République. Il faut entre autres que soient pris en considération les apports
des filières biocarburants à la réduction des émissions de carbone, une réduction également
favorisée par la mise en oeuvre des diagnostics énergétiques des exploitations dans laquelle
ORAMA s’est engagée.
Plus globalement, les Pouvoirs publics français doivent tenir compte dans toute démarche de
la situation économique des exploitations de grandes cultures, qui se dégrade rapidement et
profondément. Les prix sont revenus au plus bas, les charges n’ont pas suivi à la baisse et les
soutiens de la PAC vont être largement démantelés à partir de la récolte 2010. Enfin, la
politique conduite par la France à l’égard des producteurs de grandes cultures s’avère de
moins en moins raisonnée et de plus en plus étouffante économiquement, qu’il s’agisse des
facteurs de production (semences, engrais, produits de santé des plantes, eau d’irrigation), des
pratiques culturales et de l’utilisation des sols.
ORAMA rappelle la nécessité, dans ce contexte, d’installer dès cet automne le Comité de
suivi du secteur des céréales et des oléoprotéagineux dont la création a été décidée par le
Président de la République après l’adoption du Bilan de Santé de la PAC.
Contact : Pascal HURBAULT, 01 44 31 16 25