L’apparition de nombreux foyers du parasite Diabrotica dans des zones maïsicoles des régions Alsace et Rhône-Alpes conduit, au nom d’une certaine idéologie, des organisations notamment environnementales à édicter des contrevérités voire à pratiquer la désinformation.
Il est donc nécessaire de remettre les pendules à l’heure :
- établir un lien originel entre monoculture du maïs et Diabrotica est pour le moins abusif voire mensonger : la monoculture du maïs, très minoritaire en France, existe depuis des décennies alors que Diabrotica n’est réellement apparu en France que depuis 5 ans ;
- si la rotation culturale est un moyen de réduire l’impact de l’insecte, en « cassant » son cycle, il est aussi d’autres moyens efficaces de lutte utilisés dans de nombreux pays d’outre Atlantique et d’Europe centrale que sont les OGM, les traitements de semences, …, mais dont la France a la singularité de se priver.
Ne faut-il pas plutôt s’interroger sur la stratégie jusqu’alors retenue qu’est l’éradication du parasite et qui manifestement a démontré ses limites ?
Ne faut-il pas tout simplement observer la lutte contre ce parasite telle qu’elle se pratique aux Etats-Unis (d’où est originaire Diabrotica) où le rendement moyen du maïs est l’un des plus élevés au monde ? Plus près de chez nous, la Hongrie et la Slovaquie,… vivent avec Diabrotica et le gèrent avec succès en exploitant tous les moyens de lutte disponibles.
Faire le procès d’un mode de production, d’outils de gestion performants des parasites ou encore des nouvelles technologies, ne grandit pas ses auteurs. Ces mêmes auteurs, qui dans le même temps restent bien silencieux à l’entrée dans notre territoire de matières premières produites à base d’OGM et protégées par la panoplie des différents produits de protection interdits chez nous !
Au-delà, la filière maïs française et l’A.G.P.M. resteront aux côtés des producteurs et de leurs acteurs économiques pour agir et les accompagner dans les démarches entreprises pour lutter efficacement contre le parasite Diabrotica et pour réparer les préjudices subis.
Contact : Anne Kettaneh – Tél : 01 44 31 10 96 – 06 83 22 05 01